
Black Badger Univers étendu
Project Sabotage. Le nom de la nouvelle collaboration épique de Micromilspec avec James Thompson d’Arcanaut – plus connu dans le milieu horloger sous le nom de Black Badger – est évocateur. Il est disruptif. Il est tout ce que vous pourriez attendre d’un partenariat de ce genre. Et il y a beaucoup à dire sur la montre elle-même : son jeu de couleurs emprunté à la combinaison de vol d’un pilote rebelle de Star Wars, sa variation autour la déjà très aboutie Milgraph, et la lume, ah, cette lume !

Le fait est que, même si Project Sabotage est une nouvelle montre percutante, ce n’est que l’avant-garde de ce qui va suivre, l’Iron Man d’un univers cinématographique naissant dédié aux montres-outils. Et, comme toutes les bonnes séries Netflix, tout commence par de l’anime.
Parmi les nombreux rôles qu’il a endossés au cours de sa carrière éclectique, James a un jour été engagé par un studio de production d’anime à Dubaï. Oui, cela ressemble au début d’une blague, mais c’est l’un de ces cas où la réalité dépasse la fiction. Malgré un voyage au Japon, le projet n’a jamais abouti, mais un personnage, lui, a survécu : le Black Badger en personne.
Ce personnage, un Mustélidé humanoïde de science-fiction armé jusqu’aux dents (oui, c’est un vrai mot), a été l’étincelle rebelle autour de laquelle Micromilspec a construit son univers animé : The Time Wars. Certes, Doctor Who l’a fait en premier, mais avec nettement moins de jeux de mots horlogers.

Il faut préciser que ce n’est pas le premier univers animé que James a imaginé. Le modèle Garnet Goblin d’Arcanaut s’accompagnait déjà d’un petit morceau de folklore bohémien à propos d’un petit gobelin qui en était capable. Donc, même si ce n’est peut‑être pas le premier rodéo de Black Badger, lui et Micromilspec ont tout de même saisi le taureau fermement par les cornes. Et vu l’adversaire qu’ils affrontent, un coup de corne n’est pas à exclure.
Chaque grand héros se définit par son ennemi juré et, dans les Time Wars, celui du Black Badger est le CrownGuard. Certes, ils tirent leur nom d’un composant horloger dont Micromilspec est fan, mais il n’y a aucun prix à gagner pour deviner qui ils sont censés représenter. « Brillants, implacables et armés d’une autorité absolue », avec une silhouette étrangement familière autour de leurs casques minimalistes de flics de l’espace. Et si vous hésitez encore, enlevez le Guard.
Aucune entité autoritaire sans visage ne peut exister sans une figure de proue charismatique, fût‑elle aussi mystérieuse que The Chrono Sovereign. Et si les inspirations bien réelles de la CrownGuard sautent aux yeux, l’histoire d’origine de ce méchant qui plie le temps n’est révélée que par son alias : le Grand Psycho. Là encore, si vous ne voyez toujours pas de quoi il s’agit, je ne sais pas quoi vous dire.

Baki the Grappler de Baki Hanma pour apprécier l’esthétique de bande dessinée de The Time Wars. Vous n’avez même pas besoin d’aimer cela pour apprécier Project Sabotage. Mais c’est quelque chose que vous ne verrez nulle part ailleurs.
Most watchmakers are too entrenched in the status quo to even dream up something like this. Why disrupt when you can sit back, relax and let market calcification do your job for you? It takes a mix of disruption, imagination and a specific dry wit to not only release a watch, but make it the first chapter of an animated saga taking direct aim at some of the watch world’s biggest players.
It begs the question: who’s next in the Black Badger’s sights? The militaristic empire of the Imperial Oak and it’s aloof ruler King Phillip the Stern? Only time – and its various wars – will tell.

